La rookie – Premier chapitre

1. Léa

Mon cœur bat à un rythme effréné. Cette soirée est le premier pas vers tout ce que j’ai toujours voulu. Entrer dans la cour des grands.

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre concernant cette soirée de présentation, je n’ai que les images que je me suis forgées dans ma tête et celles des vidéos que j’ai glanées sur YouTube. Mais je n’en ai jamais vécu, je n’ai même rien vécu d’approchant.

Je suis tendue, consciente que je vais me retrouver face à des pilotes confirmés, des coureurs professionnels que je regardais à la télévision il n’y a pas si longtemps. Et pourtant, me voilà, en chair et en os, prête à courir parmi eux.

C’est parti !

Le vigile ouvre la porte à mon signal en m’adressant un sourire amical. Je le remercie d’un sourire franc avant de faire un pas, et tout de suite l’ambiance festive de la soirée me saute au visage.

Les couleurs du championnat tapissent les murs, avec des banderoles géantes, presque intimidantes, qui arborent fièrement le logo de la compétition. Je reconnais les sponsors, les affiches présentant les pilotes disséminées un peu partout autour de la salle, toutes orientées vers le centre et cette moto exposée comme un trophée. Une machine magnifique aux couleurs du championnat, parfaite, elle semble attendre son pilote.

Je pénètre un peu plus dans la salle d’un pas incertain, à la recherche d’un visage amical, regardant de tous les côtés, mais aucun visage familier ne me saute aux yeux. Jusqu’à ce qu’une voix que je reconnaitrais entre mille résonne derrière moi.

– Et voilà la nouvelle recrue !

La voix de Jules, mon meilleur ami, me sort de ma contemplation. Il est là, à côté de moi, un grand sourire aux lèvres. Il hausse un sourcil avant de passer son bras autour de mon épaule. Il me connait bien, il sait que ce genre d’évènements m’est inconnu. À lui aussi en réalité, mais il semble bien plus à l’aise que moi. On le croirait né dans son costume.

– Ça va bien se passer, Léa, me murmure-t-il. C’est comme sur la piste, tu vas gérer et slalomer entre eux sans problèmes.

Je hoche la tête, jetant un coup d’œil autour de moi. La pièce est remplie de monde, les conversations et le bruit des verres qui s’entrechoquent me donnent presque mal à la tête. Je vois des pilotes, des mécaniciens, des journalistes… Tous ces gens qui font partie de cet univers que je vais maintenant pouvoir côtoyer.

Je retiens une grimace au moment où mon regard se pose sur un groupe de pilotes un peu plus loin. Ils discutent en buvant une coupe et ont l’air de ne faire attention à personne d’autre qu’à leurs petites personnes. Alors même que de nombreux regards sont tournés vers eux.

– Hey, ne te laisse pas impressionner, d’accord ? Tu es ici parce que tu l’as mérité. Tu es faite pour ça, Léa.

Il a raison. Au fond de moi, je l’ai toujours su. Je suis faite pour les courses de moto, pour vibrer sur la piste en prenant le point de corde, pour vivre sous cette adrénaline qui envahit mes veines dès que je passe les mains sur ma moto. Ça a toujours été clair et limpide.

– Merci, Jules, dis-je en déposant une bise sur sa joue.

– De rien. Vas-y, avance. Je vais trouver Jenny et nous ramener des verres.

J’acquiesce et avance dans la foule. Je sens son regard bienveillant dans mon dos alors que je m’aventure un peu plus dans la pièce, déterminée à affronter cette soirée comme j’affronterais une nouvelle course : avec confiance.

J’avance en me faufilant pour approcher de la moto exposée. Je tourne autour et l’examine attentivement avant de laisser ma place aux autres invités. J’ai du mal à réaliser que, dès demain, je vais pouvoir en avoir une du même genre rien qu’à moi pour les trois prochaines semaines. Depuis que mon manager m’a briefé sur le déroulement du championnat, je n’attends que ça, pouvoir la voir et la toucher. C’est interdit jusqu’à demain.

Je m’éloigne de la moto exposée et me réfugie dans un coin un peu plus isolé. Toute cette foule me rend mal à l’aise. Je n’ai clairement pas l’habitude, encore moins dans ces circonstances. Je suis plutôt habituée à voir une foule en délire avec des billets à la main, habillée en jean et en crop top délavés. Pas en smoking et en robe à sequins. Ma robe noire tombant jusqu’à mes chevilles semble beaucoup trop simple pour cette soirée, alors même qu’elle est la pièce la plus élégante et la plus chère de ma garde-robe.

Les gens passent devant moi sans me regarder. Personne ne me remarque, je passe inaperçue. Jules et Jenny sont introuvables malgré mes efforts.

Je reste un moment sur le côté, observant les autres discuter et rire, se taper dans le dos comme de vieilles connaissances. Ils ont tous l’air de se côtoyer depuis des années. Je me sens soudain petite, insignifiante.

Qu’est-ce que je fais là ? J’ai pas ma place parmi eux.

Au moment où le doute s’insinue en moi, Laurent vient m’accueillir avec un grand sourire.

– Léa ! Je te cherchais partout.

Il me fait la bise et m’adresse un sourire si réconfortant que mes doutes s’effritent.

– On va te présenter, tu es prête ?

– Quoi ? Comment ça ?

– Sur scène. Tu n’as pas eu mon mail ?

Je n’ai pas le temps de répliquer quoi que ce soit, qu’il me tapote l’épaule et attrape un micro.

Tout le monde se tait quand il tape trois fois sur l’engin qui émet un bruit assourdissant, attirant l’attention de la foule. Les yeux se braquent sur lui. Il commence son discours, mais je ne l’entends pas, mes oreilles bourdonnent. Mon cerveau tourne en boucle sur sa phrase.

Je reste fixée sur lui, et ne comprends qu’il parle de moi qu’au moment où il me tend la main.

Respire Léa !

Je prends une profonde inspiration et mes pieds se mettent en mouvement. J’avance vers lui et prends sa main pour monter sur scène à ses côtés.

– Et voici Léa, notre magnifique concurrente qui a gagné le concours de qualification. Elle a mené une bataille rude contre les autres concurrents et a gagné chaque course imposée avec une large avance. Je suis sûr qu’elle sera une concurrente à la hauteur pour vous tous.

Tous les regards se braquent sur moi et ma respiration se coupe. Je sens leurs yeux me jauger, me peser comme s’ils jouaient à deviner mon poids. Je déglutis, cherchant à réprimer l’envie de fuir. Je déteste toute cette attention autant que je la désirais, je savais à quoi m’attendre quand je me suis inscrite au concours, mais le vivre en live est bien plus compliqué à gérer.

Je prends une grande bouffée d’air et adresse un signe de la tête à mes concurrents. Mes mains sont moites et une perle de sueur dévale mon dos, mais je ne bouge pas. Je souris et me concentre sur mes amis qui me regardent et m’encouragent depuis le bout de la salle. J’essaye de me rappeler les conseils de Jenny :

« Tu es la meilleure, Léa. Tu es une pilote talentueuse, tu vas tous les manger au petit-déjeuner. »

Sa phrase me tire un sourire que je police pour en faire un sourire de remerciement à l’intention de Laurent. Il continue à parler pendant quelques minutes, jusqu’à ce que la foule se mette à applaudir.

– Profitez bien de cette soirée, la compétition commence dès demain ! Vous aurez cinq courses intenses pour vous départager, et pour prouver qui est le meilleur pilote parmi vous. Bonne soirée à tous !

Soulagée de pouvoir enfin retourner dans l’anonymat de la foule, je pivote vers la sortie de scène. Mais une sensation étrange me force à m’arrêter. Je sens un regard sur moi, un regard insistant. Je me tourne et observe les gens qui sont toujours tournés vers la scène, mais je suis incapable d’identifier qui me regarde.

Je descends de la scène, prête à rejoindre mes amis pour boire un verre et oublier cette présentation bien trop théâtrale.

Je me fraye un chemin à travers la foule, à la recherche de Jules et Jenny. Ils sont à la même place que pendant la présentation, je les rejoins en quelques pas et tombe dans les bras de ma meilleure amie.

– Enfin, tu es là !

– Comme si j’allais manquer ça ! Tu as été parfaite !

– Tu rigoles ? J’ai pas réussi à dire un mot.

– Justement !

Jenny ricane en me voyant dubitative. Elle boit une gorgée de son vin avant de me tendre un verre.

– Tu fais planer le mystère, c’est parfait. Ils vont tous avoir peur de toi.

Jules acquiesce avec un sourire moqueur. Ils sont toujours de mèche tous les deux, quoi qu’il se passe.

Je me tourne vers l’assemblée et capte quelques regards qui me paraissent plus dubitatifs qu’intrigués.

– Je pense plutôt qu’ils vont me prendre pour une nulle.

– N’importe quoi ! Bois au lieu de dire des conneries.

– Jenny ! la rabroue Jules.

– Quoi ? C’est pas parce que tout le monde a le cul serré ici que je vais changer ma façon de parler.

Jules se cache derrière son verre en levant les yeux au ciel, pendant que je me retiens de rire. Les yeux de Jenny brillent quand elle me voit me détendre et boire une gorgée. Elle dépose une bise sur ma joue avant de prendre ma main dans la sienne.

– Tu es superbe et tu vas gérer. T’as pas volé ta place, tu l’as gagnée. Laisse personne te dire l’inverse.

J’acquiesce d’un signe de tête confiant. Toute ma peur disparait pour laisser mon cœur se gonfler de détermination.

– T’as raison. Je laisserai personne m’empêcher de gagner.

– Ah ! Voilà ma Léa !

Jenny se colle contre moi et on pivote tous les trois vers la foule. Adossés au bar, on prend note de chaque personne à portée de vue. Je reconnais nombre des concurrents que j’ai étudiés ou déjà vus courir.

Malgré les quelques regards qui se tournent vers nous, personne ne vient nous parler. Tout le monde reste à distance comme si j’étais une paria ou porteuse d’une maladie contagieuse.

Jenny se penche vers moi pour chuchoter à mon oreille.

– Y en a un qui ne te lâche pas des yeux. Il est plutôt canon, mais je sais pas son nom.

– Où ?

– Il est… Merde, il est plus là.

Elle se redresse jusqu’à se hisser sur ses pointes de pieds malgré ses talons hauts, puis elle redescend sur terre avec un air dépité.

– Je le vois plus.

– T’as rêvé ! C’est le vin.

– N’importe quoi, je sais ce que j’ai vu ! Il est même en photo là-bas.

Je n’ai pas le temps de me pencher pour voir quelle photo elle me désigne que la silhouette de Laurent, la main en l’air, m’interpelle. Il me fait signe de le rejoindre alors qu’il discute avec un sponsor dont j’ai oublié le nom.

– Le devoir m’appelle.

– Vas-y, on t’attend là. Je vais essayer de la calmer.

– Bonne chance !

– Hey, réplique Jenny avec un faux air outré.

Je me retourne en ricanant, prête à rejoindre mon sponsor officiel quand une silhouette dure et massive apparait devant moi. Enfin massive autant que ça puisse l’être pour un pilote de moto. Je relève la tête vers celui qui m’empêche de rejoindre mon sponsor sans même s’excuser, et je reste bloquée en réalisant qui il est.

Maxime Durant.

Ses yeux bleus me détaillent, alors que je reste muette. Un frisson dévale ma colonne vertébrale jusqu’à ce que mes orteils se recroquevillent dans mes escarpins. J’ai beau avoir mis des talons, il me dépasse de plus d’une tête.

Il m’examine de la tête aux pieds avant de planter son regard dans le mien. Il est si froid qu’il est impossible de savoir s’il ressent quoi que ce soit, ou même s’il est vivant. S’il n’était pas apparu devant moi de nulle part, je pourrais croire que c’est une statue.

D’un mouvement lent, il porte son verre de scotch à sa bouche, sans qu’il ne me lâche des yeux une seconde. J’attends. Il est hors de question que je parle avant lui, je ne suis pas à sa botte et s’il croit qu’il va m’impressionner juste parce qu’il a gagné le championnat l’année dernière et celle d’avant, il rêve.

Il me nargue en affichant un petit sourire en coin. Il est encore plus arrogant que ce qu’il peut laisser paraitre dans ses interviews. Son scepticisme quant à ma présence est palpable, il transparait dans chacun de ses gestes.

– Eh bien, bienvenue dans la cour des grands, la rookie, me lance-t-il finalement, un sourire narquois aux lèvres.

La rookie !

Je me retiens de laisser éclater mon aigreur. Je suis sûre qu’il n’attend que ça.

Je le défie du regard, cherchant comment répondre sans lui montrer que je suis malgré tout impressionnée d’être en face de lui. Il me toise, attendant peut-être que je plie sous son regard, mais je ne lui montrerai aucune faiblesse. Ni ici ni sur la piste.

– Merci. Je suis impatiente de te défier sur la piste.

Mon ton est ferme, laissant transparaitre une confiance que je ne ressens qu’à moitié.

– Me défier ?

Je peux entendre sa surprise face à ma répartie, mais il ne se laisse pas démonter.

– On verra bien si tu es à la hauteur. Te mets pas trop la pression quand même, t’as aucune chance, et ça peut être écrasant pour une débutante comme toi.

Son ton condescendant m’irrite, je dois serrer les dents pour me retenir de l’envoyer bouler. Ses yeux d’un bleu presque translucide ne me lâchent pas et, pendant une seconde, mon esprit s’égare dans cet océan apaisant. Mais je reprends vite mes esprits et me contente de hausser les épaules en le fixant. Je refuse de mordre à l’hameçon.

– La pression, je connais, rétorqué-je avec un sourire qui se veut confiant. Et c’est pas une question de chance. Tu verras.

Un silence s’installe entre nous. Je sens plusieurs regards se poser dans mon dos, je suis sûre que Jules et Jenny suivent notre combat avec attention, mais je sens que d’autres invités assistent au spectacle.

La tension augmente entre nous alors que je refuse de détourner les yeux. Je suis consciente que les autres concurrents nous observent, surement curieux de voir comment la « rookie » va se mesurer au champion en titre. Mais je suis déterminée à leur montrer que je n’ai pas peur de l’affrontement, et je suis prête à le faire face à chacun d’eux.

– On verra ça, répond-il finalement, un sourire énigmatique étirant ses lèvres. À plus tard, la rookie.

Il se détourne avant que je puisse répondre et disparait dans la foule, me laissant seule avec mon cœur qui bat la chamade. Son regard de glace reste figé sur mes rétines plusieurs secondes avant que je ne papillonne des yeux et retrouve la vue.

Ça commence bien !

Me rappelant de mon intention première, je pivote et rejoins Laurent.

– Tu as rencontré Maxime, je vois.

– Oui.

– Il a été comment ?

– Très accueillant.

Laurent m’examine avant de ricaner.

– Ouais, surement ! Viens, je vais te présenter aux autres. Ils sont moins âpres, tu verras.

Je passe l’heure suivante à vagabonder avec Laurent au milieu des invités. Il a organisé le concours dans le but de trouver le parfait concurrent pour son écurie, moi, et il a visiblement décidé de s’en vanter auprès de tous. Il prend le temps de me présenter chaque sponsor et chaque concurrent, hormis Maxime qui esquive ses approches à plusieurs reprises.

Je suis plutôt bien accueillie par tout le monde, même si les concurrents en profitent pour me jauger, certains avec curiosité, d’autres avec une indifférence à peine voilée. Mais Laurent continue avec toute son assurance et sa joie de vivre que j’ai fini par apprécier et même admirer pendant cette dernière semaine où il m’a briefée sur tout.

Je me concentre sur chaque pilote, essayant de noter dans ma tête leur façon de m’accueillir et mes premières impressions, mais je continue de sentir le regard de Maxime sur moi. À plusieurs reprises, je me retourne et nos yeux se trouvent. Il reste froid et arrogant, il respire la confiance en soi et la supériorité, alors je réponds à chaque fois avec un petit sourire narquois. Il ne me déstabilisera pas.

– Voilà, tu as vu tout le monde. Tu connais tout le paddock. Ton impression ?

J’adresse un sourire sincère à Laurent.

– Je suis pas sûre qu’ils me prennent au sérieux. Mais sinon, ils ont presque tous été gentils.

– Ouais… Fais pas attention à Maxime. Il est un peu dur, mais il s’y fera.

Un battement de cœur un peu plus fort me fait douter de sa conviction, mais je ne dis rien. Je n’ai pas envie de m’appesantir sur lui.

– Merci, Laurent, pour tout ça. Tu as pris le temps pour moi, j’apprécie vraiment.

– C’est normal. Je crois en toi, Léa, je suis sûr qu’on va aller loin ensemble.

Sa foi en mes capacités me rassure et renforce ma confiance. Je me sens détendue alors que je rejoins Jules et Jenny, qui se sont assis à une table un peu à l’écart.

Je m’affale sur une chaise et attrape un des mini fours qui trônent dans l’assiette de Jules. Son goût sucré me fait pousser un soupir, relâchant un peu la tension encore présente dans mes épaules.

– Ça s’est passé comment ? demande Jenny, qui interrompt mon orgasme culinaire.

– Plutôt bien. Ils ont tous des doutes sur moi, mais c’était prévisible.

– Tous sauf Laurent, précise Jules.

– Oui, tous sauf lui.

– Et Max.

Je fronce les sourcils en examinant Jenny. Elle est très sérieuse, elle affiche son petit sourire que je connais bien.

– Elle a bu combien de verres ? demandé-je à Jules, qui hausse les épaules.

– Il t’a pas lâchée des yeux. Il sait que tu es une menace pour lui.

– Tu délires !

– Ou alors tu lui plais. L’un ou l’autre.

J’éclate d’un rire franc qui rameute les regards vers nous, y compris celui de Maxime qui me lance des éclairs. Il n’a pas l’air d’aimer mon éclat de voix, mais, en l’état, je m’en fiche. Il va devoir arrêter de se comporter comme un monarque veillant sur son royaume.

– T’es dingue.

Pourtant, alors que je réponds à Jenny, mon regard dérive à nouveau vers lui. Il discute avec Kris Humphris et semble content de sa discussion. Il sourit même avec une sincérité déconcertante. Et troublante j’avoue.

Je prends le temps de le détailler. Son costume bleu marine parfaitement taillé le met en valeur, son torse a l’air musclé, ce qui n’est pas étonnant pour un pilote. Il faut une musculature travaillée pour supporter les courses. Son visage carré ombré d’une légère barbe, il est attirant en plus d’être un pilote hors pair. S’il n’était pas si arrogant, il serait parfait.

Alors qu’il se tourne, je m’attarde sur son cul moulé dans son pantalon à la perfection, une bouffée de chaleur me fait monter le rose aux joues.

– Il a l’air à ton goût, chuchote Jenny dans mon cou.

Je me redresse en faisant non de la tête, mais elle s’est collée à moi entre temps, elle sait que je le regardais.

– Il est plutôt séduisant.

– Mouais.

Je mens mal et elle le sait vu son petit sourire.

– J’ai retrouvé celui qui te lâchait pas des yeux tout à l’heure.

– Qui ?

Son sourcil droit se hausse et ma gorge se resserre, alors qu’elle le désigne d’un coup de menton. Mon cœur se pince et accélère sa cadence au moment où mon regard croise le sien.

Il affiche un sourire pincé plein de défi et se détourne finalement pour accorder son attention à ses amis. Je retrouve ma respiration normale, mais le regard de Jenny ne me dit rien qui vaille.

– Ça promet un défi intéressant, ricane-t-elle.

Intéressant… c’est le bon mot.

La rookie ebook Tome 1

Contient des scènes spicy.

Tropes: ennemies to lovers, les opposés s’attirent

Sujets abordés: compétition, rivalité, dépassement de soi, préjugés, ambition, coeur de glace, héroine badass

Version broché et relié.

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